Présentation de l'auteur

Gérard Mordillat, écrivain et cinéaste, a publié de nombreux romans dont "Les vivants et les morts" et réalisé des films pour le cinéma et la télévision… comme La Voix de son maître, La Véritable Histoire d’Artaud le Mômo ou la série sur les origines du christianisme "Corpus Christi", a récemment publié un recueil de poèmes intitulé "Le Linceul du vieux monde"...  et est membre très actif de la bande des Papous de France-Culture.
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« Xenia, c’est une histoire d’amitié, de rébellion, de solidarité. »
Références du roman : Gérard mordillat, "Xénia", éditions calmann-Lévy, janvier 2014, 384 pages, gencod 978-2702154434

Ce roman de Gérard Mordillat passe du portrait de femmes de notre époque à la chronique sociale de la vie en banlieue qui dépeint la vie quotidienne, et combien difficile, de toutes celles issues comme on dit pudiquement, d’un milieu défavorisé.

On y rencontre le fin du fin de la bêtise et de la méchanceté, où la pauvreté sert de prétexte à bien des humiliations, ou le racisme et  la violence sont omniprésents, comme autant de défouloirs à la viduité d’une existence marquée par le chômage. Dans cette société sophistiquée, on dirait que certains n’y ont pas leur place, qu’ils n peuvent servir que d’esclaves sacrifiés au libéralisme économique ou d’exutoire à ceux qui peuvent encore exercer leur pouvoir sur de plus faibles.

C’est aussi l’histoire de deux jeunes femmes Xénia et Blandine, pour qui vivre se décline en un combat quotidien apparemment sans horizon. Elles partent dans la vie avec de gros handicaps, Xénia, fille-mère qui vivote de petits boulots, précaires et mal payés, Blandine sa copine vendeuse dans son super marché aux horaires impossibles, des mots comme avenir ou espoir pour elles vides de sens, sans portée pour « les laissés-pour-compte de la croissance », autre belle formule pour masquer les réalités sociales des victimes de la guerre économique, les éclopés que la crise économique laissent sur le bord de la route.

    

Ce n’est pas non plus un ouvrage à message qui dénonce les tares de la belle société libérale ou un roman pleurnichard versant des larmes amères sur la veuve et l’orphelin, non, c’est au contraire  un roman plein d’allant et de gouaille, plein de l’optimisme forcené de ces deux femmes qui ne baissent jamais les bras, espérant qu’une petite bougie brille néanmoins dans leur sombre existence et que les lendemains, même s’ils ne chanteront pas forcément, ne pourront pas être pires que leur situation actuelle. Portraits roboratifs de femmes volontaires qui, envers et contre tout, ont décidé une fois pour toutes de prendre leur vie en mains.

La solidarité entre ces êtres marqués par la vie irradie ce roman quand Blandine aide Xénia à sortir de sa galère après le départ de son ami, quand Xénia aide à son tour Blandine quand elle est menacée de licenciement, du fils de Blandine ou du garagiste, même si ce n’est pas sans contrepartie. Décidant de mettre entre parenthèses leurs différences de parcours et les malentendus, elles vont lutter ensemble, comprenant qu’au-delà des incompréhensions, cette solution représente leur seule planche de salut.



Commentaires et critiques
* « C'est le Thelma et Louise de la nouvelle année.(...). Et c'est magnifique. »
O.Mauriac,  Madame Figaro
* « 
Utopiste, Mordillat ? Non intelligemment optimiste et cela fait du bien. Du Zola sous Prozac. » A. Brocas, Carrefour Savoirs
* « Un livre fort. D'une actualité brûlante. »  Y. Viollier, La Vie
* « Plongée dans l'univers de la précarité, "Xenia" est un livre plein d'humanité. Et surtout un roman féministe. » C. Julliard, Le Nouvel Observateur
* « Vraiment un livre remarquable et bien de notre actualité ! Ouest France
* « Un livre qui fait du bien » H. Benallal,  La Marseillaise


Voir aussi
* Mordillat et le roman
* Mordillat Des vivants et des morts

       <<< Christian Broussas – Feyzin, 9 mai 2014 - <<< © • cjb • © >>>