Proudhon par Courbet

Gustave Courbet découvre pour la première fois le bord de mer au printemps 1841, peu après sa venue à Paris. Il s'installera par la suite souvent son chevalet face à la mer pour peindre d'après nature. Si ses premières marines datent de 1854 lors d'un séjour dans le Languedoc, il peint ra sa série des Vagues entre 1869 et 1870 quand il s'éjournera vers Étretat dont l'inspire les magnifiques falaises. Il deviendra aussi un habitué des rivages de Normandie, d'Honfleur à Trouville où il peignait alors avec le jeune Whisler.

 
Belle endormie sur fond rouge         Les deux amies au sommeil               Le treillis 1862

« La Vague » est un thème que Gustave Courbet a utilisé dans une fameuse série datant des années 1869-1870. Cette série qu'il nomma « Paysages de la mer » est composée d'huiles sur toile qu'on retrouve dans la plupart des grands musées. Il s'en dégage cette force brute qu'on reconnaissait à Courbet, des formes tourmentées qui se rapprochent plus de l'impressionnisme que du réalisme.

 
La vague, musée de Lyon                   Étretat après l’orage                Trouville, Les roches noires

Les plus connues dans la série sont Les Vagues (1869) du Philadelphia Museum of Art, La Mer orageuse dite La Vague (1869) du musée d'Orsay, la toile du musée des Beaux-arts d'Orléans représentant au premier plan, quelques barques ou un format plus petit, La Vague (1869) exposée au musée de Lyon, basée sur la confrontation "mer-ciels" où le rivage est seulement suggéré, laissant à peine voir quelques rochers. On trouve aussi d'autres tableaux de cette série exposés à Francfort et à Tokyo.

       
          La mer en automne 1867                     La vague 1869 (série 1869-70)

Gustave Courbet sur la côte normande selon Patrick Grainville [1]

Lors de l'exposition universelle de 1900, on exposa au Grand Palais, des toiles impressionnistes dont "La vague", toile de Courbet qui fit grande impression.
« Oui, la vague, de ton Courbet chéri. La grande vague noire, épique et sauvage avec ses deux caïques noirs échoués sur la plage des galets. Courbet l'anarchiste, le communard était donc là (à l'exposition) comme Pissarro, l'autre grand révolté. Courbet après la prison, l'exil, la mort. Là au fronton du nouveau siècle avec Les cribleuses si puissantes, Bonjour monsieur Courbet, où le peintre devient le maître que le mécène accueille et salue. La Source, cette baigneuse dans la ruisselante, la jaillissante nature. Et notre Vague montée du large, de la violence noire des âges, archaïque, son mufle d'ogre, de guerrière, la vague moderne et destructrice, celle qui ne cessera pas de rouler sur le monde. »

         
Bonjour monsieur Courbet                                      Les cribleuses

Notes et références
[1] 
Patrick Grainville, "Falaise des fous", page 407, Gallimard, 2018

Voir aussi
* Les Impressionnistes Londres (fichier texte)--
* Correspondance de Courbet, Lettre à Eugène Boudin 6 janvier 1872 et lettre à Champfleury janvier 1855, réédition Flammarion, 1996

* Mes fiches Derain au Centre Pompidou --Pissarro, expo 2017 -- Le musée d'Orsay --
                           Les impressionnistes à Londres 2018 -- Gustave Courbet --

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