Dans le cadre du programme international Picasso-Méditerranée et sur une initiative du Musée national Picasso-Paris, le magnifique Palais Lumière d’Évian présente l’exposition "Picasso, l’atelier du Minotaure".

             
            L'expo d'Évian                               Le palais Lumière à Évian

Cette exposition s'est donnée comme objectif de développer le thème du minotaure particulièrement prisée par Picasso et de replacer cette approche dans son contexte historique et artistique.


Pablo Picasso « Dora et le Minotaure », 1936
Crayon graphite, crayons de couleur, encre et grattage sur papier vélin, 40,5x72 cm. Musée National Picasso, Paris

Pour cela, elle réunit une centaine d'oeuvres aussi éclectiques que des peintures, sculptures, céramiques, dessins, gravures et tapisseries, avec en particulier des créations d’Antoine-Louis Barye, Giorgio de Chirico, Henri Matisse, Joan Miro... [1] agrémentées d'un parcours scénographique avec des projections d’extraits musicaux, cinématographiques ainsi que des documentaires sur Picasso.

L’exposition, débutant par la première œuvre inspirée du Minotaure d’Herculanum découvert en 1791, développe brosse le panorama d’œuvres éclectiques pour se terminer par la chanson « Le Minotaure » de Barbara, datant de 1973.

       
Scènes de tauromachie                                   Le taureau (5ème état)

Le thème du Minotaure chère à Picasso apparaît dès 1928 dans son œuvre sous la forme d’un collage. Il s'agit d'un personnage tiré d'un spectacle de tauromachie, un nain sans tronc surmontée d'une tête de taureau juchée sur une paire de jambes interminables, une espèce de curiosité anatomique rappelant l'univers de Jérôme Bosch plutôt que celui de Dante, un monstre certes mais bonhomme, inoffensif. Il ne se rattache pas encore à un cycle narratif précis, mais à partir de 1932, il est présent dans l’atelier du maître, partageant sa passion encore secrète pour la jeune Marie-Thérèse Walter.

    
Scène bachique du Minotaure                Chez la pythie-harpye

C'est sa part d’ombre et il lui transmet l’éclat juvénile de sa vigueur, prenant tour à tour l'aspect que le peintre imagine. Développant un thème classique dans l’art moderne et contemporain, l’exposition met en lumière l’approche originale de Picasso dans le vaste contexte de son époque.

Le partenariat dans  le cadre du programme « Picasso Méditerranée 2017-2019 », lui a permis de proposer cette magnifique exposition, avec des prêts d'oeuvres exceptionnelles en provenance du musée Picasso de Paris, d'autres musées français et de grandes collections privées ». [2]

          Têtes de taureaux

Notes et références
[1] Les autres créations sont notamment dues à
Erwin Blumenfeld, Isabelle de Borchgrave, Yvette Cauquil-Prince, Charles-Édouard Chaise, Duane Michals, François-Xavier Lalanne, André Masson, Roderick Mead, Gustave Moreau, Jean-Baptiste Peytavin, Ernest Pignon-Ernest, Auguste Rodin, Marc Saint-Saëns et Ossip Zadkine.
[2] Repris de l'intervention de monsieur Olivier le Bihan, commissaire général de l’exposition

          
Minotauromachie 1935 Eau forte grattoir/burin             Minotaure

* Voir aussi
* Ma catégorie Arts plastiques --
* Exposition Jules Adler à Évian --

Sur Picasso, voir mes articles :
* Picasso et les femmes -- Picasso et la sculpture --  Expo Picasso-Giacometti --

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